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Peer-to-peer : Les majors attaquent

auteur de l'article Aurélien Cabezon , dans la rubrique Menaces

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C’était annoncé depuis longtemps, voila c’est fait. L’industrie française du disque vient d’entamer les premières poursuites à l’encontre d’internautes. Des têtes doivent tomber pour donner l’exemple et relancer l’industrie du disque. Le ton monte chez les producteurs de disque et les forces de police mènent l’enquête.


Depuis mars, on avait déjà vu l’Allemagne, le Danemark et L’Italie débuter quelques 200 procès contre des internautes qui partagent et téléchargent des fichiers illégaux. Alors que les premières condamnations tombent dans ces pays, la France rattrape son éternel retard. Elle entame, elle aussi, une vingtaine de procédures judiciaires. Le but avoué par les majors est d’obtenir par le biais des fournisseurs d’accès le nom des personnes qui partagent des fichiers musicaux sur les réseaux de peer-to-peer.

Depuis les premières chutes de ventes de disques survenues au dernier trimestre 2002 qui se sont confirmées jusqu’à aujourd’hui, les majors ont commencé la lutte par une campagne de pub réalisée par le syndicat le Snep (Syndicat national de l’édition phonographique) informant les internautes des risques légaux encourus en téléchargeant de la musique piratée. On se rappelle du message  » La musique gratuite a un prix  » avec sa réponse  » jusqu’à 300.000 euros d’amende et 3 ans d’emprisonnement  » et un geste obscène de la main en fond.

Le résultat de cette campagne a du être catastrophique car à l’époque le directeur du Snep avait affirmé  » La campagne qui démarre aujourd’hui se veut la dernière avant d’engager, le cas échéant, et selon un calendrier qui n’est pas défini, des poursuites et des dépôts de plaintes si rien ne change. S’il y a une reprise des ventes et un effondrement du trafic sur le peer-to-peer, nous renoncerons aux procès  » et qu’aujourd’hui on voit arriver les premières poursuites.

Donc la phase d’information est terminée, on passe maintenant à la phase de répression. C’est pourquoi une plainte contre X a été déposée dans plusieurs villes françaises pour mise à disposition des d’oeuvres musicales protégées par copyright sur des réseaux peer-to-peer. Marc Guez, directeur général de la SCPP (Société civile des producteurs de disques et de vidéoclips) a ajouté qu’ils espéraient que les procédures entamées aboutiront à des peines d’intérêt général et amendes.

On en est qu’au début, car il s’agit là simplement de retrouver l’identité de ces internautes. La police a en sa possession les adresses IP et les pseudos qu’elle va communiquer aux fournisseurs d’accès afin d’avoir les pièces manquantes du puzzle, c’est-à-dire l’identité des internautes concernés. La SCPP a ajouté enfin que ces procédures ne visaient que le plus gros gibier, ceux qui partagent le plus. Tous les réseaux de peer-to-peer sont concernés, évidemment on y retrouve Kazaa ou encore eMule.

La rentrée s’annonce chaude, on va vivre un été indien dans le milieu des réseaux d’échanges. D’autres actions sont au programme, elles seront de plus grande ampleur. Le point délicat est en effet d’obliger les fournisseurs d’accès à couper l’accès Internet des internautes considérés comme persona non grata.

Enfin, après l’information, la répression, on devrait voir arriver la phase de promotion des offres payantes et légales de téléchargements de fichiers musicaux.


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